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« les amis du Théâtre Ducourneau »

Association loi 1901 à but non lucratif

Interview de Thomas Lebrun

 

Le 06 octobre 2026

Thomas Lebrun prend la direction du Centre Chorégraphique National de Tours à trente-sept ans, et fait partie des plus jeunes directeurs à la tête de ce type d’institution. Après avoir notamment dansé auprès de Bernard Glandier et Daniel Larrieu, deux chorégraphes qui ont profondément marqué son écriture, il a composé depuis 2000, avec sa compagnie Illico, un répertoire de plus d’une trentaine de pièces et a été artiste associé à deux maisons importantes : le Vivat d’Armentières et le Centre de Développement Chorégraphique Danse à Lille.
 
Interview réalisée par Christophe ZUGAJ, le 6 octobre 2026 – Théâtre Municipal Ducorneau
 
Salut les amis du théâtre !
On est ce soir dans le hall du Ducourneau avec Thomas Lebrun, le chorégraphe, juste après la représentation “d’amour”, pour 3 questions express. C’est parti !
 
C.Z. : La danse contemporaine passe avant tout par le corps et l’émotion. Comment décririez-vous la façon dont vos danseurs et danseuses ont raconté l’amour ce soir sur notre scène ?
T.L. : ” Avec énergie, j’ai perçu une très belle couleur, physique, nuancée parfois aussi, qui parle de différentes formes d’amour, celui qui apparaît, celui qui disparaît, du rapprochement avec l’autre, celui ou celle qui manque. Cette chorégraphie est sensible dans le jeu des corps suspendu au rythme des chansons diverses qui ont tranversées le siècle denier de nos vies.”
 
C.Z. : Faire résonner cette pièce contemporaine dans l’écrin à l’italienne du Théâtre Ducorneau, qu’est-ce que cela crée de particulier ?
T.L. : C’est plus lové (jeu de mot !)… rires… car on est entouré d’un très bel écrin qui nous procure une vraie proximité que l’on ressent sur scène et que l’on a moins sur des grands plateaux. L’approche  et le contact sont plus francs, c’est comme un Vaudeville parfois dans certaines parties de la représentation. On le vit avec les réactions du public qui vibre différement selon les lieux.”
 
C.Z. : Qu’avez-vous ressenti dans le souffle de la salle au fil de la représentation ?
T.L. : ”  les spectateurs étaient attentifs, calmes au début comme s’ils assistaient en direct à une émission de radio, avec cette retenue naturelle de ne pas faire de bruit !. On sentait peu à peu que l’on partageait des moments d’intimité où certains messages subliminaux marquent, appellent ou rappellent des émotions personnelles particulières. Cette pièce est aussi un divertissement et avec son ton parfois volontairement décalé de la mise en scène, on entend rire et ces éclats de voix font du bien à chacun d’entre-nous.”
 
C.Z. : Merci Thomas pour ce moment partagé, cette soirée pleine de nuances et vos réponses express avec générosité et en toute simplicité. Ce soir, avec d’amour, vous avez offert au public du Ducourneau une traversée sensible, drôle, parfois décalée, toujours sincère. Entre énergie, nuances, éclats de rire et confidences chorégraphiques, la pièce a trouvé dans notre écrin à l’italienne une résonance particulière. Les spectateurs sont repartis avec des images, des émotions, peut-être même quelques souvenirs réveillés. Et nous, les amis du théâtre, on est ravis d’avoir vécu cette rencontre. À très bientôt sur scène ou en coulisses !
 
T.L. : “Merci les amis, vivement une prochaine !”
 
 

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